Le prix du rejointoiement de brique à Montréal varie entre 8 et 22 $/pi² en 2026, selon l’état des joints, la hauteur de l’ouvrage, le type de mortier et l’accessibilité du chantier. Mis à jour mai 2026, ces chiffres viennent de chantiers réels réalisés dans les quartiers résidentiels de l’île et de Laval.
Quand un propriétaire reçoit trois soumissions pour le même mur de brique et que l’écart est de 15 000 $, la première question c’est : pourquoi ? La réponse tient en quelques variables que la plupart des entrepreneurs n’expliquent pas spontanément — mais que vous devriez connaître avant de signer.
En bref : le rejointoiement coûte 8 à 22 $/pi² en 2026 à Montréal. Un duplex standard (façade avant + côtés, ~600 pi²) revient entre 4 800 $ et 13 200 $. Le type de mortier (N, O ou chaux pure pour bâti patrimonial) représente 15 à 25 % du coût total. Exigez un briqueteur certifié CCQ avec licence RBQ active — vérifiez le numéro directement sur le registre RBQ en ligne avant de signer.
Pourquoi le prix au pi² varie autant d’une soumission à l’autre ?
Le rejointoiement n’est pas une opération standard. Deux murs côte à côte dans le même quartier peuvent avoir des coûts radicalement différents selon cinq facteurs : l’état de dégradation des joints existants, la hauteur du mur (et donc le type d’échafaudage requis), l’accessibilité du chantier, le type de mortier utilisé, et la présence de zones à problème — ventre-de-boeuf, ancrages rouillés, allèges fissurées — qui nécessitent des travaux de maçonnerie complémentaires.
Un entrepreneur qui chiffre bas le fait souvent en anticipant un mortier générique (type S, trop dur pour la brique ancienne) et en excluant implicitement les zones complexes. Ce qui génère des avenants — ou pire, des dommages sur la brique existante dans les 5 ans.
Combien coûte un rejointoiement à Montréal en 2026 : fourchettes réelles par type de bâtiment
Voici les fourchettes observées en 2026 sur des chantiers résidentiels à Montréal, Rosemont, Plateau, Hochelaga, Verdun et Laval. Ces prix incluent la main-d’œuvre CCQ, le mortier adapté et l’échafaudage de base (sans surélévation extrême).
| Type de bâtiment | Surface approx. | Fourchette 2026 |
|---|---|---|
| Duplex (façade + 1 côté) | 400 à 600 pi² | 3 200 $ – 10 000 $ |
| Triplex (façades avant + arrière) | 700 à 1 000 pi² | 5 600 $ – 18 000 $ |
| Bungalow Laval (1 étage) | 300 à 450 pi² | 2 400 $ – 7 200 $ |
| Maison de ville Westmount (3 étages) | 900 à 1 400 pi² | 9 000 $ – 25 000 $ |
| Cheminée extérieure seule | 80 à 150 pi² | 1 200 $ – 3 500 $ |
Ces fourchettes s’appliquent à des façades en état moyen — ni parfaites, ni effondrées. Un mur avec plus de 40 % de joints dégradés, des briques désolidarisées ou des solins à remplacer va systématiquement dépasser le haut de la fourchette.
C’est typiquement le genre de diagnostic qu’on fait régulièrement sur les triplex de Rosemont et les duplex de Hochelaga — la différence entre une réparation locale et un rejointoiement complet peut être de 8 000 $ sur la même façade. Un œil expérimenté sur place clarifie ça en 20 minutes.
Quel mortier pour votre brique : type N, O ou mortier de chaux ?
Le choix du mortier est la variable la plus sous-estimée dans les soumissions reçues par les propriétaires montréalais. Un mortier inadapté — trop dur, trop mou, mauvais rapport chaux/ciment — détruit la brique existante en 5 à 10 ans plutôt que de la protéger.
- Mortier type N (ciment-chaux) : recommandé pour les maçonneries résidentielles standards construites après 1950. Résistance à la compression de 750 psi. Prix matériau : +12 à +15 % vs mortier de base.
- Mortier type O (faible résistance) : adapté aux constructions patrimoniales d’avant 1930, à la brique Laprairie et aux façades exposées aux cycles gel-dégel sévères. Moins rigide = absorption des mouvements de fondation sans fissurer la brique. Prix matériau : similaire au type N.
- Mortier de chaux pure (NHL 3.5 ou 5) : exigé par le Conseil du patrimoine de Montréal pour les bâtiments classés ou situés en zone patrimoniale (Plateau, Vieux-Montréal, Outremont). Coût matériau : +25 à +40 % vs mortier conventionnel.
La norme canadienne CSA A179-14 encadre la composition des mortiers de maçonnerie utilisés au Canada. Un entrepreneur qui ne mentionne pas le type de mortier dans sa soumission ou qui vous répond « mortier standard » doit être relancé sur ce point avant tout engagement.
Qu’est-ce qui fait monter le prix d’un rejointoiement au-delà de la fourchette habituelle ?
Plusieurs éléments poussent le coût final bien au-delà de la fourchette de base. Connaître ces surcoûts avant de recevoir des soumissions évite les mauvaises surprises.
- Hauteur et échafaudage : un triplex de 3 étages sur la rue Beaubien nécessite un échafaudage certifié — coût additionnel de 1 500 à 4 000 $ selon la durée du chantier et l’occupation du trottoir (permis de voie publique requis à Montréal).
- Briques à remplacer localement : si plus de 5 à 8 % des briques sont fissurées ou désolidarisées, le remplacement ponctuel s’ajoute au rejointoiement. Comptez 35 à 75 $ par brique remplacée (appairage de teinte inclus).
- Ventres-de-boeuf : un renflement de façade sur un triplex Rosemont années 1920 nécessite une reprise en sous-oeuvre ou la pose d’ancrages — travail qui peut valoir 2 500 à 8 000 $ indépendamment du rejointoiement.
- Allèges de fenêtres fissurées : les allèges en brique sont souvent les premières à lâcher sur les duplex et triplex montréalais. Leur remplacement ou consolidation peut ajouter 800 à 2 500 $ par ouverture. Voir notre page sur la maçonnerie à Laval pour des exemples de ce type de travaux.
- Saison et délai : les travaux de rejointoiement doivent être réalisés quand la température de nuit ne descend pas sous +4°C — typiquement de mai à octobre au Québec. Un chantier en urgence fin septembre ou exécuté trop tard dans la saison peut coûter 10 à 20 % de plus.
Notre équipe intervient régulièrement dans les secteurs de Rosemont, Plateau, Villeray et Hochelaga. Pour la réparation de brique résidentielle, le diagnostic préliminaire permet d’identifier ces surcoûts avant la signature — c’est ce qui rend la soumission finale fiable.
Comment vérifier qu’un briqueteur CCQ est vraiment qualifié avant de signer ?
En 2026, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) exige une licence d’entrepreneur en maçonnerie pour tout contrat dépassant 5 000 $. La certification CCQ (Commission de la construction du Québec) garantit que les compagnons sur le chantier ont complété un programme de formation reconnu en maçonnerie résidentielle et commerciale.
Vérifier ces deux éléments prend moins de 5 minutes :
- Licence RBQ : rendez-vous sur le registre en ligne de la RBQ (rbq.gouv.qc.ca) et entrez le numéro de licence fourni dans la soumission. Le statut doit être « actif » et la sous-catégorie doit inclure la maçonnerie. Notre licence RBQ : 5741-7552-01.
- Accréditation CCQ : demandez le numéro de compétence CCQ du chef de chantier ou vérifiez via le site de la CCQ. Un compagnon briqueteur doit avoir complété son apprentissage (minimum 6 000 heures).
- Assurance responsabilité civile : minimum 1 M$ par sinistre, exigé par la RBQ. Demandez le certificat d’assurance avant le début des travaux — pas après.
Ce genre de vérification qu’on fait chaque semaine à Montréal et Laval avant de démarrer un chantier, c’est aussi ce que vous devriez faire comme propriétaire avant de remettre un acompte à quelqu’un. Un entrepreneur qui refuse de fournir ces informations ou qui « n’a pas ses papiers avec lui » est un signal d’alarme clair.
Rejointoiement partiel ou complet : comment décider en 2026 ?
La règle de base : si moins de 20 % des joints sont dégradés sur une façade, le rejointoiement ponctuel (ciblé sur les zones problématiques) est suffisant et économique. Au-delà de 35 à 40 % de joints en mauvais état, un rejointoiement complet devient plus rentable à long terme — même si le coût initial est plus élevé.
Pour les bâtiments construits avant 1960 — ce qui représente une large partie du parc résidentiel du Plateau, d’Hochelaga et de Villeray — l’inspection doit inclure les deux premières rangées au niveau de la fondation (infiltrations fréquentes) et les allèges de fenêtres (premières à lâcher). Ces zones ponctuelles peuvent représenter 60 % du problème sur une façade qui semble correcte à l’œil.
Si vous hésitez entre réparer maintenant ou attendre, notre équipe peut passer sur place pour évaluer — c’est sans engagement et vous repartez avec un portrait écrit de l’état de la façade et des priorités par secteur. Pour les propriétaires de la région de Laval, nous couvrons Fabreville, Duvernay et Chomedey avec les mêmes délais.
FAQ — Prix rejointoiement brique Montréal
Combien coûte un rejointoiement complet pour un duplex à Montréal en 2026 ?
Pour un duplex standard (façade avant + un côté, environ 500 pi²), le prix se situe entre 4 000 $ et 10 000 $ en 2026 selon l’état des joints, le type de mortier requis et l’accessibilité. Un duplex avec des briques à remplacer localement ou un ventre-de-boeuf à corriger dépassera cette fourchette.
Est-ce que le prix au pi² change selon le quartier à Montréal ?
Pas directement, mais indirectement oui. Dans les quartiers patrimoniaux comme le Plateau ou Outremont, le mortier de chaux exigé par le Conseil du patrimoine de Montréal coûte 25 à 40 % plus cher que le mortier conventionnel. Les contraintes d’accès (rues étroites, escaliers extérieurs) peuvent également allonger la durée du chantier.
Peut-on faire le rejointoiement soi-même pour économiser ?
Techniquement possible sur une surface limitée, mais risqué. Un mortier mal dosé (trop dur = fissures dans la brique, trop mou = dégradation rapide) fait plus de dommages que les joints d’origine. Sur les bâtiments d’avant 1950, un rejointoiement DIY avec mortier de quincaillerie peut annuler la valeur patrimoniale du bâti et créer des infiltrations. La RBQ n’intervient pas pour les travaux autodidactes — mais votre assureur, lui, peut refuser une réclamation.
Quelle est la durée de vie d’un rejointoiement professionnel ?
Entre 25 et 40 ans pour un rejointoiement réalisé avec le bon mortier par un briqueteur CCQ, dans des conditions climatiques respectées (température minimale +4°C la nuit). Un rejointoiement fait avec un mortier inadapté ou hors saison peut commencer à se dégrader en 5 à 8 ans.
Est-ce que le rejointoiement nécessite un permis à Montréal ?
En règle générale, non pour un simple rejointoiement de joints sans modification structurale. Par contre, si les travaux incluent le remplacement de briques en zone patrimoniale, la pose d’ancrages structuraux ou le remplacement d’allèges, la Ville de Montréal peut exiger un permis d’altération selon le règlement d’arrondissement. Vérifiez auprès du bureau de votre arrondissement avant de démarrer.
Comment comparer des soumissions de rejointoiement reçues à Montréal ?
Exigez que chaque soumission précise : la surface totale en pi², le type de mortier utilisé, la méthode de démolition des joints existants (scie ou marteau — la scie protège mieux la brique), le traitement des zones à problème, et le numéro de licence RBQ de l’entrepreneur. Sans ces informations, vous comparez des pommes et des oranges.
Pour un portrait précis de votre façade et une soumission basée sur les données réelles de votre bâtiment, notre équipe intervient à Montréal et dans les secteurs de réparation cheminée et maçonnerie générale. Vous pouvez aussi consulter nos travaux de briqueteur à Laval pour les propriétaires de la couronne nord.








